Dissonnant et trébuchant j’erre
dans les rues assombries de mon spleen
mon pas est lourd comme cent taureaux
que l’on mène dans le corridor
qui inflexible les déverse
dans l’arène.
c’en est insoutenable de cacophonie
ces pas qui sont les miens
comment changer le plomb en or
et la porcelaine en dentelle
combien ai-je de pieds déjà
et combien ai-je de mains.
tout serait-il déjà dit
et ne fais-je là que répéter
l’insoutenable cacophonie
de nos existences ternes
ne fais-je la que répéter
les gammes cent fois entendues
les arpèges dilapidées
cette pièce sans foi jouée.
c’en est insoutenable de cacophonie
luxe calme et volupté
voilà tout ce dont j’ai besoin.
garçon, un coca pour la route
que la caféine guide mes pas
guère assurés naguères
mais soudain si guerriers
un coca sans glaçon
de quoi me faire tenir
jusqu’au petit matin.
dissonnant et trébuchant j’erre
dans les rues assombris de mon spleen
c’en est insoutenable de cacophonie
luxe calme et volupté
voilà tout ce dont j’ai besoin.
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