Nuage de fumée

septembre 27, 2011

-

nuage de fumée
et poudre aux yeux
qu’avons-nous fait
pour nous haïr tant

qu’avons-nous fait aux cieux
qu’avons nous fait aux dieux

nuage de fumée
et larme à l’oeil
qu’avons-nous donc
qu’avons nous fait

pour mériter la foudre.

-

Cendrier blanc.

janvier 4, 2010
-
Un coton tige,
une cigarette éteinte,
et quelques cendres,
c’est tout ce qu’il reste de toi
comme un vestige, au fond
de ce cendrier blanc..
quelques traces de maquillage, sur les draps :
les marques de ton passage ..
une preuve tangible
de nos ébats.
comme un vertige..
un paysage …
tout autour est si paisible
tout est sinueux en moi.
tu es partie ..
pour combien de temps
à voir ton indifférence en partant, je
crains le pire, et, pour une fois, je crains
que mon anxiété n y soit pour rien, pour
une fois, je crains l’avenir, je crois..
tout est possible criais-je alors
sur tous les toits ..
tout est possible
c’était hier …
mais aujourd’hui
à la détresse je suis tenu
tenue correcte exigée de surcroit
à la détresse je suis tenu
même si a l’intérieur,
même si a l’intérieur rien ne va..
tout est remous et tout fout l’camp
la vie est dure parfois..
mes espoirs de futur
réduits en bouillie
je souris, amer, aux murs..
qui restent froids
tout est remous et tout fout l’camp
la vie est dure parfois..
mes espoirs de futur
réduits en bouillie
je souris, amer, aux murs..
qui restent cois.
str+fka
pour le slam du 12.11.o7
@ O Patro Vys. Montréal

Cacophonèmes.

septembre 9, 2009

Dissonnant et trébuchant j’erre

dans les rues assombries de mon spleen

mon pas est lourd comme cent taureaux

que l’on mène dans le corridor

qui inflexible les déverse

dans l’arène.

c’en est insoutenable de cacophonie

ces pas qui sont les miens

comment changer le plomb en or

et la porcelaine en dentelle

combien ai-je de pieds déjà

et combien ai-je de mains.

tout serait-il déjà dit

et ne fais-je là que répéter

l’insoutenable cacophonie

de nos existences ternes

ne fais-je la que répéter

les gammes cent fois entendues

les arpèges dilapidées

cette pièce sans foi jouée.

c’en est insoutenable de cacophonie

luxe calme et volupté

voilà tout ce dont j’ai besoin.

garçon, un coca pour la route

que la caféine guide mes pas

guère assurés naguères

mais soudain si guerriers

un coca sans glaçon

de quoi me faire tenir

jusqu’au petit matin.

dissonnant et trébuchant j’erre

dans les rues assombris de mon spleen

c’en est insoutenable de cacophonie

luxe calme et volupté

voilà tout ce dont j’ai besoin.

-

test.

mai 15, 2007

[ trois fois rien {quelques mots}
quatre trois deux un [zéro]
strofka pour un test de micro ]

se mettre en tête de quelquechose
en quête enfin pour que s’arrête
cette marche sans fin cette chaise roulante
ce puits sans fond plein de rouille
rentrer à la maison
un puits sans fond demande de la raison
impuissant fondement de mes c***

combinaison moulante
le désespoir colle à la peau
faire une pause se sauver
avant l’asphixie sortir de l’eau
avant la mort
avant de se fixer d’être
métaphysique de l’infini

[...]

pour ma part je ne me réclame de personne
je me nourris de larves de coccinelles [ de .. ]
je clame juste mes mots à qui veut les entendre
[les projecteurs m'offrent le teint d'al capone]
le ton .. [le temps] [attendre]
le son de ma voix n’est pas éternel.
je clame mon innocence et … qui sonne
au cours d’une soirée slam

- fin ? -

évitons les rimes raccoleuses
les phrases qui caracolent
évite strofka
les écueils du facile
les mots un peu vains
les mots vingt et un carats
évitons les moutons blancs
le vers docile
les cercueils qui collent aux dents
trop tard lévitons
les rimes raccoleuses
les phrases qui caracolent
mots vingt et un carats
évitons cette carafe de sentiments
trop tard
on est tombé dedans

je voudrais
troquer ma défroque de solitaire
contre n’importe quel manteau capiteux
s’il vous plait
changez moi ce velour douteux
contre une étoffe de volupté
assez de ces voiles sectaires
de ces tissus piteux
de ces loques sans beauté
je voudrais

contentons nous d’un quart
ou d’un demi au verre
(d’un demi ou d’un verre)

le tronc sonne creux
sur un tronçon précis
l’arbre est à demi mort
à demi mot disons qu’il creve
ce qui lui reste de bois vert
ne suffit pas l’écorce
ça creve les yeux est pleine
de champignons

mais malgré ces faiblesses
l’arbre est debout
plafond de ciel en apnée …
quatre trois deux un
impact

( un poême dit un verre offert
profitons en )
[en] 6-8-10 au cours d’un soirée slam

[ trois fois rien
quatre trois deux un zéro
strofka pour un test de micro ]

karaoké.

mai 15, 2007

[presque play back]

un vent en vain tentera de le retenir
mais strofka vif karacolera malgré tout
se délectera du son de ses mots
dans un recoin de son cerveau
l’intellect picolera l’esprit
prendra un bain picorera
quelques poussières de menhir
et sous les temps qui courent
dans un mouchoir de poche
il déposera les armes
comme apaisé

combien peu pèsent mes poemes
onctueuse purée de pomme de terre
combien peu pèsent mes mots
légers flocons
la boule de neige a grossi 
en un bonhomme au nez orange
petite flaque d’eau en devenir *
fardeau étrange
[ comme un martyr de carnaval ]*

aucune horde de flèche
ou de mèche à mon arc
juste une flaque d’encre fraîche
où vient tremper ma barque

si lucifer frappe à ma porte un soir de juin
j’lui dirai viens prends toi une chaise l’ami
allez vas-y mets toi à l’aise souris
fais moi oublier la cohorte des conjoints saouls
et le tragique de nos existences en sursis
comment ça va l’enfer et en dessous
il n’y a pas de mais qui tienne
[nous sommes égaux quoi qu'il advienne][...]
entre mourir publié et mourir oublié
je choisis de ne pas mourir (j’ai)
je n’ai pas choisi de mourir


un oiseau

mai 15, 2007

un oiseau évolue dans le cie d’un bleu exceptionnel
le ciel lui est gris orange – signe d’orage – il se fait tard *
l’oiseau n’évolue pas vraiment – en fait – [ en fait ] il plane
[ a-t-il [ a-t-il ] [parfois] des peines [ [des peines] de coeur ? ]
{l’oiseau}[ l'oiseau lui n'a jamais de panne ]
l’oiseau plane plane plane l’oiseau plane sur la plaine
et moi de plume le plus belle je tente de l’approcher
je tente de m’accrocher d’accrocher [ en vain ] une étoile..[ un blason
d'accrocher une étoile
à mon blouson. ]

moi moi moi – moi je – moi je flanche
je vous double

{ j’ai un peu bu pardon }

le vent .. italique dans les branches
mon cognitif a des allures de champ de bataille
une jungle où .. pierre – de taille.
paradoxe de la forêt – du foisonnement
virginal – procédons au décloisonnement
des mots – n’utilisons plus que des
sons – ceci est un son – ceci est mon
sang – ceci est un son – versé pour vous.
créer un raccourci entre soi et le ciel
créer un raccourci qui vous emmene plus loin
c’est ainsi que j’envisage l’écriture
c’est ainsi que mystique
je fais face au destin.

doux songe.
pardon pour les sourds – parlons
j’espere qu’il n y a pas de sourds dans la salle
que les sourds dans la salle lève la main

que les plus sales de la base courent se lavez les mains
.. communion – distribution des pains – hostie
paroles tres peu hostiles  va, je ne vous ai point.

allez les bleus- hématomes circonspects.
pourquoi faut-il toujours que mes épaules
cédent avant la fin.. pourquoi[?] le poids du monde ..
je sens mes paumes qui se réchauffent ( bleu de chauffe )
je retourne donc à l’encrier – à l’échaffaut
je m’en vais [ écrire un brin ]

effacer mes allures d’écrivain..

..

ainsi soit-il.

[ fin à revoir ]

improvisation.

mai 15, 2007

-

improbable impro
improvisation – slam.

tout écrit n’a-t-il pas sa part – d’improvisation
toute réflexion n’aboutit-elle pas d’une lueur
de quelque part – d’une évidence en bout
de quai – d’un cliché en bout de course
d’une clef de voûte emboutie

tout réfléchi peut-être même que
[ à l'inverse ] toute improvisation
a quelque chose d’écrit [ de pas
naturel .. ][ ... ]
mais la n’est pas la question.
le dilemme englouti
passons du coq à l’âne
aussi facilement que de la hutte à l’igloo.
toujours en prose. [ au son des cloches ]
que du costard à la soutanne.
doux songe.

tout improvisation a sa part d’écrit – ture
décrit – porte – manteau – hommage au poête
qui porte les mots – loin
mulet ardant – dévoué – au monde – au moulin
les mains dans les poches pres du poil [ dans la main ]
sont encore trop givrés pour porter un stylo [ fainé- hantise ]
je vous confie donc ces pensées
( prenez en soin ) [ je vous confie ]
ces pensées que je n’ai pu coucher..
[ que je n'ai pu pencher ]

le vent .. italique dans les branches
mon cognitif a des allures de champ de bataille
une jungle où .. pierre – de taille.
paradoxe de la forêt – du foisonnement
virginal – procédons au décloisonnement
des mots – n’utilisons plus que des
sons – ceci est un son – ceci est mon
sang – ceci est un son – versé pour vous.

versifions – en murmures vociférés
transgressons – agressons – progressons
le long d’une voie ferrée – par quelques
pionners en guenille – parlons

pardon pour les sourds – parlons
j’espere qu’il n y a pas de sourds dans la salle
que les sourds dans la salle lève la main

que les plus sales de la base courent se lavez les mains
.. communion – distribution des pains – hostie
paroles tres peu hostiles  va, je ne vous ai point.

allez les bleus- hématomes circonspects.
pourquoi faut-il toujours que mes épaules
cédent avant la fin.. [?] le poids du monde ..
je sens mes paumes qui se réchauffent ( bleu de chauffe )
je retourne donc à l’encrier – à l’échaffaut
je m’en vais [ écrire un brin ]

-

cela se lit.

mai 15, 2007


cela se [d]it d’une traite
du petit lait caillé
[c]es mots à la retraire
écrits sur mon cahier.[ cela se lit ]
[ des mots ]hexametre [notre] metre étalon
[ qui .. [ notre maître à tous ]]
hexametre quand tu nous tiens.

du porte-plume au porte-voix
par des voies impénétrables
ma voix porte au dela des mots
…………………… …
{ sucre d’orge } sirop d’érable
[ gorges chauges ]
une creche une bougie dans l’étable
et se meut – d’émotion { la voix }
jusqu’ à l’oreille interne
et les vers s’éternisent
au creux de votre cerveau
mise en abyme.
partir au quart de tour
vers des cieux
de plus grande envergure
état de censure  état de censeurs
qui sans honte apparente foulent de leur chaussure
et leur bottilon comme de vulguaire
la vérité les mots bien sûr à leur insu
j’avais ce doux mot oublié : une dictature
mais mon empire à moi est bien plus grand que vous.

l’âge d’or.

mai 15, 2007

-

l’âge d’or du dodécaphonisme
déploit ses ailes sous vos yeux
alors profitez en
zen.
la superposition des échos
rend l’incompréhension palpable
on croit entendre le bruit des vagues
c’est amusant

zen.
décalage dodécaphonique [ supersonique ]
l’âge d’or du déclin du son [ton]
du déclin sonore [tonal]
au profit du son
[zen]

coussin d’accouphènes en douceur
velouté de pleurs et de cri
ne pas tourner en rond le monde
tourner en son la queue du serpent
la queue du chat balance – bélier – les paons
le pelage des fauves  – des giraphons

[zoo] [zoom] [slam]

le girophare sera ma sonde

souriez.
[déci]

défaillez.
infracriez
subjouissez.

tournez sept fois ma plume dans
vos oreilles – chatouille – touillez
sentez l’âme de votre cure-dent
[l'histoire des crachats sur le sol]

dégoupillez.

dégobillez.

d[égo]billez.
faites vous sortir par les trous de nez
potier – oreiller

le potier dort sur ses deux oreilles
lui qui tourna maintes fois solitaire
..
le poete lui aurait voulu tourner
sa langue dans sa bouche
mais sa bouche s’est fermé
sa bouche s’est fermé
[ sur un soupir qui disait fin ]

quelques gouttes de sueur froide
une pincée de fleurs fanées – de cellophane
pour emballer ces mots prophanes..

je collectionne les dieux

il y a – beaucoup de choses
qu’il faudra[it]  taire *
il y aura [ encore ]
beaucoup de roses
à cueillir.. { encore }

* beaucoup de roses
de fleurs fanées.
je m’en vais – vous dicter mon plan de vol

il en va – de ..
je m’en vais.


je collectionne les dieux – les plaques d’immatriculation
les amandes – les prunes – les gentes en alu – les timbres
d’outre mer – les accents poétiques – je collectionne les
listes de courses – les tickets de caisse – les amours de
vacances – je collectionne les mots – les langues mortes..

je sectionne les dieux – les plaques d’immatriculation
je sélectionne les amandes – les prunes – je me délecte
de gentes en alus – de timbdres d’outre mer -

mieux vaut un tu l’as que deux tu l’auras
[ rendu de monnaie au monoprix .. ]

mensonges.

avril 14, 2007

magnifiques mensonges ou brin de vérité le meilleur moyen de ne jamais dire de bêtise
n’est-il pas de mentir
et partir du mot pour arriver quelquepart
est-ce se tromper de route ?
car les mots brandissent leurs barrières
[leurs bannières]
comme des étendart
comme autant de drapeaux

je sais quel feu m’attise
de quel bois je me chauffe
{à quelle source je m’abreuve}
et quelle est ma hantise
[ je sais .. ]
que la source soit tarie

à la barre ou au ban
les syllabes s’enchainent – princières
se renvoient la balle – se font la belle
voulez vous vraiment que le [rêve] nous épargne .. [feu] {!}
et ramasser plus loin nos illusions ..
nos interludes épars

voulez vous vraiment que l’on cède
le pas que le prosaïque nous possède
que sans concession le monotone prenne part
au festin qui précède… (?)

je vous pose la question
je vous le dis sans hargne

magnifiques mensonges
et mirifiques songes
[ de mutiples couleurs.]

le meilleur moyen de ne pas [ médire ]
n’est-il pas de mentir

ce bain de vérité (sic)

[drôle de temps][neigeux]
[pour un printemps des poetes]
[vous ne trouvez pas ?]

[ .. drole de date .. ]

[...]

cet espace slam réservé
cette place ce doux silence
loin des ranguaines énervé
des novices qui se lancent
des kakous qui se pamment [ou l'inverse]

cet espace hélas trop petit pour mes [peines]
[mais] un peu d’éternel au creux de ce micro

j’ai moins faim d’un coup
de victoire facile – de sang
de me tordre le cou
[ de strip teaseuses ]
de femmes de soie de coussin
de soif de pouvoir
de mégalomanie d’assassin

[le calme me manquait - beaucoup]

[1 ko par minute]
[kilo octet]
passons.

[...]

nomade du micro
je ne fais que cracher
mon moi excédentaire

arsene lupin de la plume
[[mike tyson] du stylo][ micro ]
[laissez moi rire]

délusoire

l’assaut est donné aux assonances figées
il y a trop de mots dans les hommes
le langage s’immisse entre les dents
sans l’accord du siffleur
entre les doigts du griot entre ses mains
les sentiments coulent mal sur le papier.

une tirade de points
[une ligne de myriade]
détaillées entrailles
       mitrailles.

[brin de vérité][bis]

il y a en nous et les mouchoirs et les larmes
nous sommes la boîte sans côté la boule à facette
et celui qui demande à sa couronne de choir
le paradoxe est notre liberté

vous pouvez donc me trouver sans âme
car humain je n’ai jamais été
vous pouvez me trouver insipide et infâme
mais ces mots [alors] font de moi et l’hiver et l’ été

[ 2 minutes pile ]


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